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Dimanche 5 mars 2006
Voici le récit de notre participation à la 9° édition du Raid 4L Trophy.
Vous y trouverez les différentes étapes, en partant de Brest jusqu'à notre retour en Espagne.

14 Février 2006 : Brest - Paris

Pour marquer l'évenement, nous avons retrouvé les équipages brestois le mardi 16 février 2006 à 9h, sur la place de la Liberté à Brest. Durant la matinée, nous avons animé un mini village départ, pendant lequel nous avons échangé nos impressions avec les passants, répondu aux questions des journalistes et surtout exposé nos voitures !!

A notre agréable surprise, de nombreux curieux sont venus admirer les 4L, ou même jeter un oeil sur les moteurs.

Nous tenons à remercier (une fois encore) les gens de l'ENSIETA qui ont fait le déplacement ce jour-là pour venir nous dire au-revoir.

Nous quittons la métropole océane sur les coups de midi, dans une franche ambiance de vrombissements et de klaxons.

Direction l'Ecole Supérieure de Commerce de Rennes. Nous y arrivons vers 17h, où nous rejoignons ainsi tous les équipages bretons et où nous assistons à la présentation de l'équipe d'organisation, ainsi qu'à un discours du consulat du Maroc de Rennes.
Puis, à 19h30, départ de Rennes, direction Orsay (91), chez Pierre, où nous passerons deux nuits en attendant le départ du Trocadéro.

Jeudi 16 Février 2006 : Paris - St Jean de Luz

Nous sommes convoqués sur la place du Trocadéro à 9h15 pour les vérifications administratives et techniques. Réveil fixé à 6h afin d'éviter les embouteillages parisiens quotidiens, nous quittons Orsay à 7h, et arrivons sur place à 8h !

 Le soleil pointe son nez et la Tour Eiffel aussi. Après quelques vérifications du matériel obligatoire (fusées de détresse, boussole, gilets de sécurité) nous nous garons à côté des premières 4L arrivées plus tôt encore. Passage dans la tente de l'organisation où sont vérifiés passeports, assurances, cartes d'identité, et où nous obtenons un Nième T-Shirt !

Finalement une demi heure après être arrivés, nous somme fin prêts à prendre le départ officiel depuis Paris. Vers 12h nous assistons au briefing général conduit par Jean Jacques Rey, président de Désertours et du Raid 4L Trophy. Quelques mots d'ordre général puis le départ est donné. Les équipages se précipitent dans leur véhicule, les moteurs vrombissent les uns après les autres, et les premières 4L quittent le Trocadéro. 13h, c'est à notre tour : l'excitation est bel et bien présente, gyrophare allumé, Radio FG branchée,  notre klaxon est plein d'eau donc complètement inaudible, et nous disparaissons dans la circulation parisienne, direction Algéciras ! Nous passons sur la Seine et aux pieds de la Tour Eiffel, du haut de laquelle Nico, qui a fait le déplacement depuis Brest uniquement pour nous voir partir, nous filme et prend de magnifiques photos. Nous tenons aussi à saluer nos familles, Vincent J, Olivia et Diane.

Nous avons donc RDV à Algéciras samedi pour pointer et assister au Briefing concernant le parcours marocain. Nous prévoyons de faire le trajet en 2 étapes et de passer la première nuit à St Jean de Luz. Nous prenons la N20 direction Orléans afin de faire des économies (le budget est serré). Vitesse réduite, passage dans des villages, ronds-points, camions, erreurs de trajet... La route est éprouvante et nous arrivons à Poitiers cinq heures et demi plus tard. La fatigue est présente mais nous tenons à respecter ce que nous nous sommes fixé. Nous continuons par l'autoroute jusqu'à Bordeaux, puis par la N10 (en vivant même un déluge de grêle !) jusqu'au Pays Basque. 2h du matin, nous errons dans St J. de L. à la recherche d'un endroit assez calme pour nous reposer ; nous passerons la nuit aux côtés d'un équipage, sur un parking au bord d'une mer agitée. La route sera longue demain !

Vendredi 17 Février 2006 : St Jean de Luz - Algéciras

3 ou 4 heures de sommeil dans la voiture, et nous repartons, passons la frontière espagnole, subissons un contrôle de police peu après, en rencontrons de plus de 4L qui convergent toutes vers la côte sud. Nous passons par Madrid. Ce n'est que vers 21h que nous atteignons notre objectif, où de nombreux équipages sont déjà présents car partis un jour avant. L'hôtel principal étant déjà plein, nous nous arrêtons dans le premier que nous croisons et où la voiture ne risque rien. Une bonne nuit nous attend.


Samedi 18 Février 2006 : Algéciras

Le lendemain nous faisons les derniers achats indispensable, tels la nourriture pour une semaine, 24 L d'eau, de l'huile de moteur, et bien d'autres. Le parking du Carrefour ressemble à un parking de 4L !
Nous assistons en fin de journée au briefing au QG de l'organisation, à l'hôtel San Bernardino, où nous découvrons plus de 600 4L et 1300 étudiants !!!






Dimanche 19 Février 2006 : Algéciras - Fès

C'est parti... Réveil à 3h30 du matin, arrivée sur le port à 4h45 environ. L'organisation nous avait demandé d'y être à 5h (deux heures avant l'embarquement, prévu à 7h). Et à partir de ce moment, nous patientons presque trois heures, dans la 4L, sous une pluie battante, que le bateau veuille bien se décider à engloutir le cortège de véhicules.

Nous embarquons à 8h, là encore dans un tonnerre de klaxons, et vers 9h30, et le ferry entame la traversée vers l'Afrique... Enfin !!... La traversée est mouvementée, nous devons faire la queue pendant plus d'une heure pour les formalités administratives, beaucoup de gens vomissent...
Nous arrivons à Tanger après trois heures de traversée. Et nous ne sortirons du port qu'une heure plus tard...

La première étape africaine commence donc sur les coups de 14h.
La traversée de Tanger est un vrai spectacle pour les habitants.

Puis nous prenons l'autoroute, au milieu de paysages pas franchement déroutants. La bretelle de sortie de l'autoroute nous réserve encore une heure et demie d'attente, car le péage a été submergé par l'arrivée de tous nos bolides.

Ensuite, nous roulons sur des petites routes, nous traversons des villages dans lesquels les enfants se jettent sur et devant la voiture pour nous arrêter et nous demander des babioles (les stylos ont du succès). C'est très dangereux et assez déroutant.


Nous atteignons le bivouac après la traversée de Fès (dangereuse de nuit) sur les coups de 20h. Nos espoirs de repos mérité sont gâchés par une invitée surprise : la boue !! Le bivouac est un gigantesque marécage dont la surface n'est autre qu'une couche de 10 cm de boue fraîche... Nous passons la nuit dans la 4L, sous nos couvertures de survie (merci Maman !!), avec tout le confort que cela induit...



Lundi 20 Février 2006 : Fès - Tazougherte

Nous nous réveillons à 5h, d'une humeur relativement passable, le cheveu hirsute, "prêts" pour la deuxième étape. Nous quittons le bivouac à 6h30, sous la pluie.

C'est une journée interminable : en traversant le Moyen Atlas, nous devons attendre le passage d'une déneigeuse pendant une heure. Puis, 20 km plus haut, sur un plateau exposé, la 4L nous précédant percute un camion qui s'était mis en travers 5 secondes plus tôt. Nous passons près d'une heure et demie à tenter de redresser la pauvre 4L qui a perdu quelques dents dans la bataille, luttant contre un vent de 70-80 km/h et une température frôlant le 0°C. Heureusement que nous avions traversé de magnifiques paysages enneigés dans la montée pour nous mettre du baume au coeur...

Magie du Maroc, 50 km plus loin, nous sommes écrasés sous un soleil de plomb, sur une route sui serpente en plein désert. Ce désert dont nous avions rêvé depuis si longtemps est enfin là, se dérobant sous les roues de notre 4L qui ne demande qu'à manger de la piste...
Après 3 ou 4 heures de route à travers oueds et plaines arides, nous abordons la première piste. C'est technique, dangereux, et nous retenons notre
souffle à chaque passage difficile. Mais Bumbo assure un max !!

Nous patientons deux heures pour franchir le col de Belkassem : c'est une pente comprenant deux virages à 60°, longue d'une centaine de mètres, orientée à 10-12 %, et dans les cailloux. Premier coup de stress, premier coup d'éclat de Pierre au volant...
Puis nous continuons avec deux heures de piste nocturne, sur laquelle nous devons franchir des énormes trous, certains d'un mètre de profondeur, aidés par des Marocains "bienveillants"...
Nous arrivons au bivouac à 20h, première nuit sous la tente.


Mardi 21 Février 2006 : Tazougherte - Merzouga


Lever à 6h pour l'une des deux étapes les plus courtes du Raid.
Après 1h30 de bitume, nous sommes émerveillés par la vue d'une gigantesque palmeraie qui nous mène jusqu'à Erfoud. Nous y faisons une pause, achetons des cheichs et rechargeons nos batteries chez Ahmed.
5 -6 kms après Erfoud, nous nous arrêtons près d'une 4L en galère. Deux minutes plus tard, des enfants sortis de nulle part viennent à notre rencontre ; nous échangeons quelques mots, ils sont très sympas. Ils repartiront bien-sûr avec des stylos et des T-shirts...

Plus tard dans la journée, nous retrouvons la piste. Premiers passages dans le sable fin, premiers ensablements !! Devant nous, les gigantesques dunes de couleur ocre de l'Erg Chebbi nous accueillent.
Nous arrivons au bivouac, après 2 heures d'attente (...encore...). Nous déposons nos précieuses fournitures scolaires avant de terminer la journée par une brève épreuve de franchissement, au cours de laquelle nous devons traverser des dunes.
Le soir a lieu la cérémonie de remise des fournitures scolaires aux associations sélectionnées par l'organisation. Des dizaines d'enfants sont présents, ils repartiront chacun avec un cartable rempli de fournitures scolaires. Le reste du matériel est chargé dans un camion, pour qu'il soit plus tard distribué dans les écoles. L'ambiance est festive, les enfants se bousculent.
La soirée est excellente : un grand buffet nous est proposé, nous mangeons sous les étoiles... C'est le premier bivouac dont nous pouvons pleinement profiter. Les feux de camp et la musique locale réchauffent tout le monde.

Mercredi 22 Février 2006 : Merzouga - Marech

La journée commence par une photo géante prise d'hélicoptère. 10 lignes, 70 colonnes !!! Puis toutes les 4L se lancent sur la route : c'est  l'embouteillage ! Un peu de route nous attend avant de rattraper les pistes. Puis le vent se mêle au sable des pistes, très roulantes, avant d'arriver dans le "Bac à Sable". Tel un cimetière de 4L, l'endroit bloque de nombreux équipages. Solutions : plaques de désensablement, que nous n'avons pas, ou bien arriver très vite et passer sans s'arrêter. Nous ne gérons pas assez bien le passage, et nous nous ensablons... Nous sommes obligés d'emprunter des plaques à un équipage.

Une fois sortis, c'est la catastrophe (un peu d'ironie, car ce sera notre seul problème mécanique au Maroc !) : nous crevons en pleine tempête de sable. Merci la bombe anti-crevaison. Puis nous continuons à la boussole sur une cinquantaine de kilomètres, sans visibilité, jusqu'à la passe de Marech ou nous déploierons la tente, en mangeant du sable.

Ci-contre, ce à quoi nous avons échappé pendant toute la durée du Raid.

 

Jeudi 23 et Vendredi 24 Février 2006 - Etape marathon : Marech ? Marrakech

Nous quittons le bivouac sur les coups de 8h30, sous le soleil. Cette étape est une nouveauté par rapport aux éditions précédentes : nous devrons retrouver l?organisation à Marrakech, au terme de deux jours de voiture. Ce qui signifie que ce soir, nous allons devoir planter la tente dans un endroit que nous choisirons nous-même?

Nous roulons plein Nord, traversons les villages de Bou-Dib et Tazzoulaït, pour rejoindre une route qui nous fait traverser Alnif et Tazzarine.

Après plusieurs heures de route, nous reprenons une autre piste qui est assez mouvementée : montée de cols, traversée d?oueds ensablés, que du bonheur !! La nuit tombe enfin sur le désert, nous sommes dans l?obligation de nous arrêter. Nous organisons un petit camp avec les équipages brestois. Le feu est entretenu grâce à deux acacias que nous coupons avec un couteau suisse (?).

A l?aube, nous repartons pour deux petites heures de piste. Et nous retombons sur la route qui nous mènera jusqu?à Marrakech. C?est fini les pistes?

A la traversée d?un village, nous décidons de nous arrêter dans une école de Nekob pour y distribuer les fournitures restantes (beaucoup de stylos, des ballons de baudruche?). Accompagnés de Manu et Vincent (l?équipage de l?ENST Bretagne), nous sommes accueillis par des dizaines d?enfants qui nous mènent aux professeurs, eux aussi apparemment enchantés de nous voir. Nous gonflons des ballons pour les enfants, ils n?ont pas l?air de savoir ce qu?est un ballon de baudruche, et nous distribuons des stylos aux plus grands. Puis un professeur nous fait entrer dans une classe, où les enfants nous montrent leurs cahiers. Dans une autre classe, un élève nous lit un poème en français. Notre halte dans cette école est un épisode très émouvant que nous garderons longtemps en mémoire.

La suite est plus monotone, nous traversons Agdz et la ville de Ouarzazate, au pied du Haut Atlas, dans lequel nous attend le féroce col du Tizi-n-Tichka (2260 m). Nous avons de la chance, il est ouvert et déneigé. La montée et la descente se font sans mal, le paysage ressemble beaucoup au Galibier ou à la Madeleine (pour les connaisseurs).

Puis nous entrons dans Marrakech, aux alentours de 17h. Le paysage est radicalement changé : larges avenues, petites fontaines, habitants bien habillés?


Notre hôtel est sur l?avenue Mohammed 6, le confort retrouvé est une bénédiction. A l?entrée dans notre chambre, nous nous précipitons sous la douche (la première depuis Tanger d?ailleurs?), avant d?aller manger et nous balader dans Marrakech pendant la soirée.

Ci-contre, un petit clin d'oeil au souk (ce sont des escargots).

 

Samedi 25 Février 2006 : Marrakech

Nous passons la journée à visiter le souk de Marrakech, à faire des emplettes...
Le soir, nous nous rendons Chez Ali, pour un dîner spectacle pendant lequel a lieu la remise des récompenses et les discours de clôture. Après le repas, nous assistons (sous la pluie malheureusement) à une fantasia (c'est un spectacle typiquement nord-africain avec des cavaliers armés lancés au galop sur fond de musique locale).
Ensuite, nous aurions tous dû finir la nuit au Pacha, une des plus grandes discothèques nord-africaines, à l'occasion d'un NRJ Master Mix, avec David Guetta... Mais NRJ a planté l'organisation du 4L Trophy deux jours auparavant, donc walou !!
Nous rentrons à notre hôtel pour goûter à une nuit de repos avant la remonté vers l'Europe.

Dimanche 26 Février 2006 : Remontée vers l'Europe

Départ de l'hôtel à 8h30, direction Tanger. Nous passons par Casablanca, Rabat, Larache et nous arrivons à Tanger vers 15h. Pour rester dans l'esprit 4L Trophy jusqu'au bout, nous patientons plusieurs heures sur le port avant d'embarq
uer ; le bateau, dont le départ était prévu à 17h, quitte l'Afrique autour de 20h. Deux heures et demie plus tard, nous débarquons en Espagne.
Nous avions prévu de rouler toute la nuit pour franchir la frontière le plus tôt possible, mais la fatigue est plus forte : nous décidons de nous arrêter sur une station-service pour nous reposer.
Et au réveil, vers 6h du matin, la 4L est capricieuse : elle refuse de démarrer. Depuis l'arrivée à Tanger, de fermes saccades secouaient la voiture lorsque nous accélérions à fond. Nous tentons notre petit diagnostic : Pierre, Manu, Vincent et moi, tous les quatre penchés sur le moteur, n'arrivons pas à cerner ce qui contrarie notre petite 4L fatiguée... Nous commençons même à penser à appeler l'assistance de l'AGPM pour qu'ils viennent nous chercher.
Et là, autour de 7h, une 4L orange avec des tâches noires s'arrête sur la même station que nous. Pierre et Manu vont voir s'il est possible qu'ils nous filent un petit coup de main : heureusement
pour nous, le pilote, Jérémy, accompagné d'Alice, est super calé en mécanique auto, et accepte de nous aider. Le problème semble venir de l'allumage : il change le delco et la bobine, et notre 4L redémarre enfin. Ouf !!
Nous repartons sur les coups de 8h, et faisons la route avec notre sauveur, son amie, et toujours Vincent et Manu de l'ENST Bretagne.
Pas de problème en Espagne, nous passons la frontière franco-espagnole à 23h30.
A Narbonne, nous disons au revoir à Manu et Vincent, qui rentrent sur Toulouse. Puis nous continuons, pendant la nuit, notre remontée vers notre destination finale : Grenoble. Nous laissons Jérémy et Alice à Romans, et nous arrivons à 5h du matin. Pierre prend le train pour Paris, Hugo rentre chez lui. Là ça sent la fin...

Nos impressions

Pierre :

J?ai vraiment été émerveillé par cette aventure. Tout d?abord ce fut très intéressant de préparer le projet, de démarcher les entreprises pour décrocher des partenariats, de préparer la voiture et de la voir changer petit à petit. Et ensuite, j?ai été vraiment satisfait, et même fier, de participer à ce Raid humanitaire et de boucler la boucle sans aucun souci. J?ai pu faire connaissance avec des gens sincèrement extraordinaire, vivant avec peu mais ayant le sourire figé.

Je suis convaincu que ce raid doit avant tout rester à composante HUMANITAIRE. D?ailleurs les équipages devraient être notés selon leur contribution à cette action humanitaire, en terme de quantité de matériel amené. Je pense même qu?il serait mieux s?il n?y avait aucun classement à l?issu de cette aventure. Ainsi les petits pilotes en herbe et Cie arrêteraient de gâcher l?ambiance qui est avant tout décontractée et festive.

Je remercie toutes les personnes qui ont contribué de prêt ou de loin à la finalisation de notre projet ; Vincent et Manu pour leur bonne humeur ; l?équipage 407 composé d?Alice et Jérémie de nous avoir dépanné ; Hugo d?avoir su faire abstraction de mes « moments sans ».

Hugo :

Je ne regrette rien, et si c'était à refaire, je repartirais, ne serait-ce que pour revoir les sourires des enfants croisés sur le bord des pistes, la lumière qu'il y avait dans leurs yeux lorsque nous nous arrêtions pour leur donner des babioles.

C'est dingue comme on peut se sentir fier de ce qu'on a fait, si petite notre action soit-elle. Suite à notre périple, je comprends la foi que les gens qui consacrent leur vie à l'humanitaire possèdent en eux. C'est finalement tellement facile d'aider des gens qui n'ont rien, que l'envie d'y retourner et de donner encore plus pèse lourd sur la conscience et dans le coeur...

De manière plus concrète, le Maroc est un pays magnifique. Je considère notre aventure comme un réel succès, dans la mesure où nous avons pu donner tout ce que nous avions emporté, et parce que la 4L a tenu bon du début à la fin.

J'adresse mes remerciements à tous les gens qui ont porté un quelconque intérêt à notre aventure, aux copains de l'ENSIETA, ma famille, nos sponsors, à Jérémy pour avoir eu cette bonne idée de s'arrêter à la même station essence que nous en Espagne, à Manu et Vincent pour leur agréable compagnie pendant le Raid, et à Pierre pour m'avoir proposé de participer à cette aventure avec lui, et pour nos nombreux délires dans la 4L pendant le voyage.

Par Pierre et Hugo - Publié dans : Notre aventure, étape par étape
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